Textes Entiers

Conjugaison (poésie)

Je nais, Tu grandis, Il étudie, Nous travaillons, Vous vieillissez Et ils meurent. Voila comment se récite la vie et qu'importe le verbe.... Il se conjuguera toujours à l'imparfait ! Read more

Sonia Esztefan 26 Fév 2009 Hits:440 Textes Entiers

Noir désir (poésie)

Noir désir Ses yeux s’emplissent d’horizon, de pays,Vers le Nord, l’abondance, la survie.L’enfant toise l’insensible oiseau blanc,Fardant le crépuscule d’un panache éclatant.L’ombre le soulage, le dissimule,Le vent distille le feu, la... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:658 Textes Entiers

Sid (Poésie)

SID Murs verts et blancs,veilleuse luttant contre la pénombre, vaillante.Ombres silencieuses, pas feutrées.Senteurs d’éther, d’au delà.Paroles d’espoir, insensées.Absurde chaleur, poissante,malgré ce froid persistant, interne.J’ai mal.La mer embrasse un dernier regard solaireet... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1632 Textes Entiers

SDF (poésie)

SDF Les pieds nus et la main tendueDe honte, le regard baissé,Quelques pièces dans un pot torduL’âme en haillons, blessée.Quel est son nom ?Quelle est son adresse ?Et tous ces gens... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1267 Textes Entiers

Vie (Poésie)

Vie Qui es-tu ?Indiscernable source aux berges mystérieusesOmniprésente en tous lieuxImpalpable nuage, étincelle de rienAussi claire que troubleSans ombre, tu esToi qui prêtes souffle sans donnerAux milliers d'hommes de bonne volontéEt... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1534 Textes Entiers

Nuits de brouillard (poésie)

Nuits de brouillard Quel est donc le prix à payer ?Pour vivre seulement, ou survivre.Fracas du temps, blessures d’espoir,Et si le monde doit pleurer des larmes de sangPour que dans la... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1585 Textes Entiers

J'étais Seljad (Conte)

J'étais Seljad Seljad est mon nom. Un soupçon de peuple migrant, une pointe d’ombre, un voile au fond des yeux... Corps à demeure dans la Puszta... Seljad dans le cri de... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1507 Textes Entiers

L'aube (Conte)

L’aube n’est jamais celle que l’on croit. Je la regarde naître par la fenêtre ouverte, prometteuse d’une journée merveilleuse. Mais qu’en est-il du monde ? Qu’en est-il de moi ? Je... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1351 Textes Entiers

Le champ d'horreur (Conte)

Le champ d’horreur   Un million d’yeux guettaient et attendaient le signal, la lueur qui embraserait un instant le ciel, qui embraserait également les vies. Le silence était assourdissant, tapissé de mille... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1750 Textes Entiers

Passion (Poésie)

Passion   J'ai habité le visage d'une femme Hanté son sourire, Brûlé son regard. Chaque silence porte son nom, Chuchoté l'incandescence du vent Et frappe le glas de l'oubli, Sinistre et lointain clocher noir. Les obscurités nombreuses, succèdent À l'infini... Read more

Marc de Sinclair 02 Mar 2009 Hits:145 Textes Entiers

Extraits Littéraires

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Nuits de brouillard (poésie) PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Sonia Esztefan   
Lundi, 02 Mars 2009 18:52

Nuits de brouillard

Quel est donc le prix à payer ?
Pour vivre seulement, ou survivre.
Fracas du temps, blessures d’espoir,
Et si le monde doit pleurer des larmes de sang
Pour que dans la paix vive mon enfant, mon avenir,
Alors moi aussi je verserai mon sang,
Rouge comme celui des ennemis.
Et moi aussi je pleurerai les morts
Comme les mères de mes amis.
Mais si l’avenir passe par le sang,
Nous ne méritons pas cet esprit en nous.
Nous sommes dépositaires de Dieu
Et gaspillons la vie pour le jeu.
Je n’avais pas de haine dans mon âme d’avant
Et si peu de larmes à verser aujourd’hui.
J’ai trop vu mourir les hommes.
La vie n’est que le reflet de nos cœurs,
Qui a osé cette haine ?
Quel Dieu prétend aimer ainsi ?
Quelle folie anime les doigts sanglants ?
J’ai rêvé le silence et la brise du soir,
Le bruissement des feuilles et la danse des nuages,
Le rire d’un enfant brisant le cristal.
Et là sur le quai désert, j’attends en vain
Le retour des miens en train fantôme.
Partis sans bagages, voyageurs de la nuit
Les chiens ont déchiré vos cris.
Jamais la brume ne fut plus froide
Ni le froid plus mordant.
Cachée dans une tombe, j’ai guetté vos bruits,
Le claquement de vos bottes.
Vos ordres brefs, vos mots brisant comme un fouet.
Vert-de-gris vous êtes maintenant, enfouis,
Encore héroïques dans vos souvenirs si fiers
D’avoir fracturé la gente humaine en sous-hommes.
Vous avez touché du doigt ma vie,
Embrasant mon futur en brûlant mon passé.
Dans des fours trop chauds,
Au nom d’un idéal sans Dieu !
Entre ouragan et Zyklon,
Si je ne puis pardonner,
Comment pourrais-je encore aimer ?

FIN

 

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