Textes Entiers

Conjugaison (poésie)

Je nais, Tu grandis, Il étudie, Nous travaillons, Vous vieillissez Et ils meurent. Voila comment se récite la vie et qu'importe le verbe.... Il se conjuguera toujours à l'imparfait ! Read more

Sonia Esztefan 26 Fév 2009 Hits:446 Textes Entiers

Noir désir (poésie)

Noir désir Ses yeux s’emplissent d’horizon, de pays,Vers le Nord, l’abondance, la survie.L’enfant toise l’insensible oiseau blanc,Fardant le crépuscule d’un panache éclatant.L’ombre le soulage, le dissimule,Le vent distille le feu, la... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:664 Textes Entiers

Sid (Poésie)

SID Murs verts et blancs,veilleuse luttant contre la pénombre, vaillante.Ombres silencieuses, pas feutrées.Senteurs d’éther, d’au delà.Paroles d’espoir, insensées.Absurde chaleur, poissante,malgré ce froid persistant, interne.J’ai mal.La mer embrasse un dernier regard solaireet... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1638 Textes Entiers

SDF (poésie)

SDF Les pieds nus et la main tendueDe honte, le regard baissé,Quelques pièces dans un pot torduL’âme en haillons, blessée.Quel est son nom ?Quelle est son adresse ?Et tous ces gens... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1276 Textes Entiers

Vie (Poésie)

Vie Qui es-tu ?Indiscernable source aux berges mystérieusesOmniprésente en tous lieuxImpalpable nuage, étincelle de rienAussi claire que troubleSans ombre, tu esToi qui prêtes souffle sans donnerAux milliers d'hommes de bonne volontéEt... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1538 Textes Entiers

Nuits de brouillard (poésie)

Nuits de brouillard Quel est donc le prix à payer ?Pour vivre seulement, ou survivre.Fracas du temps, blessures d’espoir,Et si le monde doit pleurer des larmes de sangPour que dans la... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1591 Textes Entiers

J'étais Seljad (Conte)

J'étais Seljad Seljad est mon nom. Un soupçon de peuple migrant, une pointe d’ombre, un voile au fond des yeux... Corps à demeure dans la Puszta... Seljad dans le cri de... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1512 Textes Entiers

L'aube (Conte)

L’aube n’est jamais celle que l’on croit. Je la regarde naître par la fenêtre ouverte, prometteuse d’une journée merveilleuse. Mais qu’en est-il du monde ? Qu’en est-il de moi ? Je... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1355 Textes Entiers

Le champ d'horreur (Conte)

Le champ d’horreur   Un million d’yeux guettaient et attendaient le signal, la lueur qui embraserait un instant le ciel, qui embraserait également les vies. Le silence était assourdissant, tapissé de mille... Read more

Sonia Esztefan 02 Mar 2009 Hits:1756 Textes Entiers

Passion (Poésie)

Passion   J'ai habité le visage d'une femme Hanté son sourire, Brûlé son regard. Chaque silence porte son nom, Chuchoté l'incandescence du vent Et frappe le glas de l'oubli, Sinistre et lointain clocher noir. Les obscurités nombreuses, succèdent À l'infini... Read more

Marc de Sinclair 02 Mar 2009 Hits:148 Textes Entiers

Extraits Littéraires

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Textes Entiers
Le champ d'horreur (Conte) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sonia Esztefan   
Lundi, 02 Mars 2009 19:16
Le champ d’horreur
 
Un million d’yeux guettaient et attendaient le signal, la lueur qui embraserait un instant le ciel, qui embraserait également les vies. Le silence était assourdissant, tapissé de mille bruits familiers, bruits de paroles et de vies quotidiennes qui tranchaient le fracas des jours passés. De par et d’autres on remplaçait, on renforçait, on organisait... La trêve avait du bon et elle allait expirer dans une minute.

Simon Dauphin, mort pour la patrie.

Je regardais le ciel obscur que les étoiles rechignaient, serrant dans mes mains un reste de pain devenu immangeable, et je ressentais déjà la peur qui s’infiltrait dans mes veines. Juste devant moi, un soldat creusait avec rage la terre labourée, et sans même en prendre conscience, chaque pelleté qu’il dégageait le rapprochait de sa propre tombe, inexorablement. Etrange lieu de bataille que celui-ci, où le nom du chemin des dames évoquait plutôt la galante compagnie et non celui d’une boucherie.

Claude Ravel, mort pour la patrie.

Et cela faisait deux jours que je lui parlais, sans même me rendre compte qu’il était mort, il semblait si calme, si serein qu’il me rassurait, avec sa taille haute, ses puissantes moustaches et sa pipe. La mitraille l’avait épargné pendant tout ce temps et il guettait de ses yeux morts la campagne au delà des tranchées. A croire que c’est le vent qui l'avait tué. Une rafale grignota la terre qui le soutenait, et tel un piquet de chair, il plongea dans la boue gluante des tranchées.

André Sabatini, mort pour la patrie.


La nuit était douce et froide, la pluie avait enfin cessé. Au loin, un reste de clocher retentissait de son glas ironique en ces lieux, le vent, encore lui, mendiait la tour calcinée que ses assauts ne parvenait à abattre. Quelqu’un, quelque part, jouait de l'harmonica et un autre de l'accordéon. Chacun détournant sa propre peur. Des ordres, encore et toujours, fusaient, français ou allemand, et se confondaient dans ce tumulte général. Qui commandait qui ?

Hans Kruger, mort pour la patrie.

La lueur apparut, blanche et pure, montante dans ce ciel d’encre, éclairant au passage les crevasses et les barbelés. Les corps aussi, rendu anonymes par le feu et la terre gourmande, ne laissant que le souvenir des familles et une lettre bordée de noir. Un trou dans la mémoire des hommes que nul ne comblera. La lueur descend maintenant, et tel un orchestre fantastique, l’immense fracas des flammes brèves se déchaîne, striant le ciel des obus et des balles traçantes, traquant la chair à détruire ou à mutiler. Déjà, des blessés hurlent la douleur.

Fritz Kant, mort pour la patrie.

Avancer, encore un peu. Chaque pouce de terrain est une victoire. Nous ne sommes qu’à vingt mètres. Je vois le regard fou de ces jeunes hommes, qu’en est-il du mien ? Une rage implantée par de grands discours les animent, ils se battent fort. La terre vomit le sang et reste brûlante d’un feu inhumain, poissante par mottes entières les cadavres engloutis. L’odeur en est écœurante et douceâtre. Les shrapnells éclatent hauts et labourent les dos du fond du trou, traquant la vie dans ses moindres recoins, dans son moindre souffle. La fureur se confond et résonne en mille échos indiscernables, rendant vain la compréhension, les ordres. Qui hurle ?

Marcel Petipas, mort pour la patrie.

Mon fusil, bien trop long, est inutile ici, l’amorce est capricieuse et la balle mouillée. Où est donc ma baïonnette ? Les barbelés emprisonnent mes jambes et refusent de me les rendre, la toile se déchire. D’un cri amplifié par 100 000 poitrines, la tranchée d’en face se lève et se précipite. Les lueurs découpent les mouvements en instantanés. Des corps éclatent et disparaissent, d’autres progressent et courent, les uns tirant, les autres tombant. Je sens des éclats qui me touchent, d’autres brûlent mes mains. Je ferme les yeux. Mon casque résonne des bruits métalliques et obstrue mes pensées, qui suis je ?

Antoine de Pontbriand, mort pour la patrie.

Des bottes passent et m’engluent au sol, du chaud coule le long de mon cou, mon sang est dans ma bouche. Les coups des corps qui tombent s’imprime à ma chair si lasse. J’entends encore le glas par dessus, il se moque de moi et me réclame. La photo de ma femme sur ma poitrine va se salir, disparaître et se fondre dans la boue. Quelle folie. Combien de jours depuis mon arrivée ? Suis-je vraiment mort ?

Francis Poulain, mort pour la patrie.

Curieuse sensation de calme au milieu du fracas, je ne ressens rien du tout, ni mal, ni douleur. Mes pensées sont claires et me transportent aux parfums des fleurs, senteurs capiteuses des iris et des lilas, chants d’oiseaux lointain. La sonnerie d’un clairon me parvient et m’ordonne un repli que je ne peux exécuter. Les limbes de mes souvenirs s’étiolent doucement pour faire place à une sérénité inconnue, étrange contraste que cette vue de l’infini, rassurante découverte que cette survie de soi. Le même métal habille la douille qui m’a couché et la médaille militaire qui me sera décernée, quelle ironie, cette pensée me fait sourire et se confond en mon souffle, mon dernier souffle. Est-ce juste cela, mourir ?

Eric Granget, mort pour la patrie.

Voici ce qu'on lira sur la stèle du monument plus tard, sur la place du village, mais elle ne racontera pas mon histoire, notre histoire, ni au nom de quelle absurdité nous sommes réellement morts... Quelle injustice....


FIN

 
 
Passion (Poésie) PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Marc de Sinclair   
Lundi, 02 Mars 2009 19:16
Passion
 
J'ai habité le visage d'une femme
Hanté son sourire,
Brûlé son regard.
Chaque silence porte son nom,
Chuchoté l'incandescence du vent
Et frappe le glas de l'oubli,
Sinistre et lointain clocher noir.
Les obscurités nombreuses, succèdent
À l'infini de l'instant.
Ouvre le néant et prends
Dans l'écrin qu'il soit,
Ce dont la vie promet
Et jamais ne donne.
Naïf de croire le tribut,
Le juste prix de l'Amour.
Offrir le meilleur
Et mendier le pire,
Satisfaction fût la mienne.
L'écrin est une cage
Aux barreaux de larmes,
Serrure sans clé
Errance d'immortalité
Murs sales, épuisés.
J'ai aimé trop fort, trop mal
Trop souvent et cependant, trop peu.
Et trop de femmes au nom de miel
Ont pillé l'azur de mon ciel.
Sombre est la débâcle,
Sanglots de la déroute.
Sonne le glas de mon oubli, encore,
J'efface l'ombre du feu
Je suis fragile, je l'admets.
L'espérance du Graal, la quête,
L'impénétrable sentiment
Me piège de son éternité,
Rien ne saurait durer,
Pas même cette prière…
 
Fin.
 
L'aube (Conte) PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Sonia Esztefan   
Lundi, 02 Mars 2009 19:14

L’aube n’est jamais celle que l’on croit. Je la regarde naître par la fenêtre ouverte, prometteuse d’une journée merveilleuse. Mais qu’en est-il du monde ? Qu’en est-il de moi ?
Je fouille dans ma mémoire pour déceler les traces de mon identité, de mon passé personnel. Tant de fois déjà, j’ai changé de nom, de visage, de famille, d’histoire. Toujours pour égarer davantage les polices à mes trousses, la meute des chiens loups.
Est-ce celui-ci le doux visage de ma mère ? J’ai encore le doute parfois, quand la peur frappe à mes tempes sourdement. Je me lève de ma couche et déplie mes jambes avec délice. La nuit les avait coincées en chien de fusil, pour fuir les cauchemars.
Dans un coin, un camarade souffle dans son vieil harmonica pour le nettoyer, faisant vibrer l’air d’un son discordant et vaguement amusant. Près de la table, un autre camarade passe le café au travers d’un bas bien plus usé que les jambes qui le portèrent. Mille petits bruits familiers donnent au lieu un aspect serein et calme, presque méditatif.
Au dehors, les premiers oiseaux, attirés par le soleil, entament une mélopée joyeuse entrecoupée du chant des cigales. Déjà, les premières abeilles sont en quête de pollen humide et sucré, avant que la chaleur n’évapore la rosée. J’aime cette odeur de douceur qui filtre par la fenêtre, odeur de printemps, odeur de soleil. Ce sera encore une belle journée, assurément.
Toute la nuit, j’ai suivi la course des étoiles dans le ciel, en quête d’une paix intérieure qui me permettrait de continuer mon combat. Parfois, je me demande si tout cela en valait la peine, si le prix à payer n’est pas trop élevé, si les copains ne sont pas morts pour rien.
J’ai vingt et un ans aujourd’hui, du moins, je le crois. Je ne suis même plus sûr de ma date de naissance tant mon esprit est embrouillé, conditionné, façonné, modelé pour ne pas craquer, ne pas trahir, ne rien révéler, ne rien dire. La loi du silence ici, est une loi de survie. Si tu parles, tu meurs mais avec toi, meurent aussi les amis, les camarades. Non contents des collabos, des mouchards, des dénonciateurs, des lâches, nous devons nous méfier de nous-même, plonger profondément en nous pour savoir si oui ou non, nous avouerons ce que veut entendre l’ennemi. Et cela, personne ne le sait qu’au moment fatidique.
Tant de fois également, je me suis retrouvé face à ces bourreaux aux imperméables de cuir, au chapeau mou vissé sur la tête et à l’accent cassant comme leurs coups de poing. Inlassablement, sans même écouter les réponses, ils frappent encore et encore pour détruire moralement avant d’entamer le physique durablement. La gégène, la baignoire, le garrot font frémir par leurs évocations. En les entendant, on sait que la confrontation sera difficile, voire perdue. La peur s’empare de vous comme un boa et se love dans vos membres. Docilement, vous vous asseyez là, vous vous couchez ici et vous attendez, prêt au pire ou du moins, prêt à ce que vous pensez être le pire, mais même en rêve, jamais on ne l’approche d’aussi près qu’en réalité. Et là, vous hurlez sans honte, sans pudeur, juste pour survivre car tant que vous entendez le cri de votre voix, c’est que vous vivez encore, et tant que vous criez, vous ne parlez pas. Combien d’ailleurs n’ont même jamais dépassé ce stade ! On en vient même à le souhaiter de lâcher la rampe à ce moment et de se laisser mourir les lèvres closes.
Mais les bourreaux le savent bien et connaissent, grâce à une longue pratique, les points de rupture d’un être humain. Ils arrivent même, d’un simple coup d’œil, à savoir à quel moment vous mourrez, et comment…
J’ai subi cela des jours et des jours, sans parler. N’en déduisez pas que je suis courageux, héroïque ou quoi que ce soit. J’ai tout simplement oublié. Oui, j’avais tout oublié ! Mon nom, mes contacts, mes caches, mes papiers, tout ! Au point que je ne savais comment calmer ces fauves, lâcher du lest juste pour pouvoir respirer une minute en paix. Mais j’ai tenu bon, du moins, j’ai survécu.
L’avantage parfois du manque d’information, l’ennemi ne sait pas toujours à qui il a affaire et passe souvent à coté de gens importants sans se douter de rien. Quelques fois, ils sont même relâchés tout simplement. Ce fut mon cas la première fois.
J’ai vingt et un ans aujourd’hui et je vais recevoir douze balles dans la peau. Non, l’aube n’est jamais celle que l’on croit. Elle n’est pas signe de beauté, elle n’apporte pas le bonheur, elle ne conduit pas vers une journée nouvelle mais indique seulement qu’il nous reste un jour de moins à vivre. Et si le cœur chavire, c’est qu’il s’embrume de nostalgie, des clichés du passé, des moments meilleurs. Et puis c’est aussi un sourire, parfois celui d’une inconnue, dans un bar, au coin d’une rue, n’importe où. Hélas, rien n’apaise le fracas du temps sauf peut-être, le visage de l’enfance, celui de l’insouciante. Il n’est pas si vieux ce temps pourtant.
Je marche tranquillement. L’herbe est douce à mes pieds et chaud le soleil. Le laiton accroche des reflets dorés et claquent les culasses. Je refuse le bandeau et me repais de lumière et d’air sucré à pleins poumons, passionnément.
L’aube n’est pas celle que l’on croit, elle est mon linceul et mon tombeau.
J’ai vingt et un ans aujourd’hui et je vais mourir.
Maman, allume un cierge pour moi ce soir…

FIN

 
J'étais Seljad (Conte) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sonia Esztefan   
Lundi, 02 Mars 2009 19:10

J'étais Seljad

Seljad est mon nom. Un soupçon de peuple migrant, une pointe d’ombre, un voile au fond des yeux... Corps à demeure dans la Puszta...
Seljad dans le cri de ma mère, déjà du sel dans la gorge. La voix s’est perdue.
L’accoucheuse avait dit : ‘ ce cri, même Dieu n’en veut pas ! Qu’elle se taise ou c’est l’enfant qui se taira.’
Mais ma mère a hurlé jusqu'à ce que le sang s’éloigne d’elle, et l’enfant, ce fut moi. Seljad, j’ai mis des années à cracher le sel, à déposer ma soif sur les eaux de Jade de l’enfance. A neuf ans, j’ai demandé que l’on m’offre une plume d’encre. Je n’aurais jamais osé demander la lune. Avec le stylo, je fermais un œil la nuit, le posais dans un sens ou dans l’autre des lunes ascendantes pour faire des lettres
P pour parler D pour dire D pour donner P pour promettre...
‘Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras’, pour moi, c’était toujours deux fois ‘tu l’auras’. Un jour, tu parleras. Quand tu te retrouveras dans le sang de ta mère.
Seljad, la couleur verte des mots collés aux doigts fragiles de petites branches, j’ai creusé ma grotte dans le sel et ma voix dans l’attente. Un jour, l’enfance a quitté ses méandres, petite fille devenue femme dans la promesse du sang. J’ai traversé la route jusqu’au champs où ma mère travaillait, j’ai couru jusqu'à elle. Elle a crié : ‘Seljad !’. La statue de sel gagnée par le sang s’est écroulée dans sa robe. J’ai pleuré très longtemps contre elle, sur la terre labourée. Depuis, je ne parle que les nuits de lune ascendante ou descendante. J’écris des histoires avec des bâtons sur l’eau verte. J’étais Seljad, un rêve de voix demeuré dans le sel. Ecrire, c’est donner sa voix au rêve quand le sel dans la gorge a étranglé les cris.

FIN

 
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