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Écrit par Marc de Sinclair
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La porte du Diable
- Papa papa ! J'en ai trouvé un autre ! - Très bien ma chérie. Fais attention de ne pas en écraser. Tu sais qu'ils se cachent sous la mousse. - Daniel ? Et celui-ci, il est comestible ? L'homme examina de loin un splendide cèpe que lui proposait son épouse. - Bien entendu ! Tu as même mis la main sur l'un des rois de la forêt ! Pareil, fais attention, il doit y avoir des petits dans le coin.
Les bois de sapin en cette fin d'automne gardaient une puissante odeur d'humus et de vie préservée, mise en quarantaine pour mieux renaître. Les champignons profitaient des derniers rayons solaires pour éclore à la grande joie des connaisseurs. Charbonniers, canaris, bolets, cèpes, chanterelles attiraient des foules avides de repas champêtres authentiques, mais surtout désireuses de calme et d'air frais. Renaissance de l'homme face aux humbles épicéas centenaires dansant mollement dans une brise du sud. La forêt accueillait également un grand nombre d'oiseaux et d'espèce animale. Il n'était pas rare de lever un lièvre ou un faisan, mais dans ces bois là, trop clairsemés pour cacher ne serait-ce qu'un lapin, le mari disparu malgré tout presque sous les yeux de sa famille sans un bruit.
-Daniel ? Daniel ? Réponds-moi voyons ! Arrête ce jeu ridicule, ce n'est pas drôle ! Daniel ?
La voix de la femme reflétait l'angoisse au fur et à mesure que les secondes se mouraient. La petite fille vint la rejoindre, également inquiète de ne plus voir son papa et ensemble, elles appelèrent, tournant sur elles-mêmes, en vain. Aucun arbre n'était suffisamment épais pour abriter quiconque et aussi loin que portaient leurs regards, seuls des sapins bougeaient. La peur s'installa définitivement dans le cœur de la femme et elle repartit vers la voiture presque en courant, tirant maladroitement sa gamine qui hurlait de terreur et de douleur. Un paysan dans son champ, non loin, regarda la scène appuyé sur sa fourche. « Ces gens de la ville, trop hautains pour vous saluer, trop fiers pour demander et pas foutus de se promener en forêt sans se perdre ! Trop cons oui ! A fourrer leur nez partout et surtout là où il ne faut pas... » Et le paysan stoppa là sa réflexion pour se désintéresser des citadins. Il tira un dernier coup sur son mégot avant de le jeter et se mit à charger joyeusement son tombereau de compost. La voiture passa en trombe et le silence s'installa peu après, comme un caveau que l'on referme doucement. ...
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Écrit par Marc de Sinclair
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Au clair de la lune
- Saloperie de matos japonais ! Pourquoi ces putains de bouffeurs de riz ne se contentent pas de le bouffer, mais de nous faire du matos à la con ! Je hais les « niakoués » ! - T'as fini d'insulter ma race oui ? C'est pas la faute aux japonais, mais à ta connerie ! T'es pas foutu de te servir d'une foreuse, voilà tout ! - Désolé Wong, j'en ai pas après toi, mais contre le putain de fabricant de ces mèches au diamant, et quand je lis « made in Hong-Kong », je hais Hong-Kong... Note que si ça avait été fabriqué à Berlin, je maudirais les « Boches », ou les Ricains, peu importe... Moi, je veux une foreuse qui fore ! - Explique-moi le problème pour commencer... - Très simple, j'enfonce à environ 4 mètres et là, ça chauffe : j'envoie la purée, ça fume et ça casse ! - Fais-moi un peu voir ces forets... C'est bien ce que je pensais pauvre con ! Tu les brûles comme des cierges dans la cavité, regarde-moi ça, l'embout a littéralement fondu ! - Ah oui ? Ah oui ? Et bien, montre-moi comment toi, tu fais, mal jauni ! J'ai respecté la procédure de forage et j'obtiens ça ! Y croit quoi lui ? - OK, je te montre....
L'acier diamanté plongea dans la roche sans un bruit jusqu'à atteindre les 4 mètres et surchauffa presque immédiatement, malgré la « purée », mélange de lubrifiants divers. La casse s'ensuivit.
- Putain de matos japonais... Ne put s'empêcher Wong, avant de se ressaisir... - Attends, il y a un gros problème là-dessous ! Ça vient pas des mèches, mais de ce qu'on creuse ! Et qu'est-ce qui est plus dur que le diamant ? A part le diamant lui-même... Pendant un instant, les deux hommes restèrent songeurs devant le trou béant de la foreuse, imaginant bien des merveilles flamboyantes... - Va chercher le bulldozer, c'est pas profond, on va en avoir le cœur net ! Tu vois pas qu'on tombe sur une énorme météorite en diamant ? - Tu crois ? - Pourquoi pas ? J'ai encore jamais vu des mèches au diamant se volatiliser ainsi ! Fonce !
Et la pelleteuse entra en action, déblayant la terre sans effort sur 4 mètres de fond avant de percuter... ceci !
- Nom de Dieu, j'hallucine... S'écria Wong, balayant d'une main la poussière lunaire pour mieux admirer la découverte. - Je sais pas ce que c'est, mais j'avais jamais vu une telle chose ! Rajouta Ramon en sautant du bulldozer... -T'as une idée ? - Non... Ou plutôt oui !! Appelons tout de suite la base, ils sauront quoi faire !
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Écrit par Marc de Sinclair
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Avertissement !!!
Si tu réponds aux critères ci-dessous, abstiens-toi de faire l'emplette de cet ouvrage, ça pourrait te dérider et pour ce que tu as, c'est pas bon !
Aussi, les coyotes, les foies jaunes, les huissiers, les sérieux, les inébranlables passeront leur chemin...
Par contre, si tu aimes le rire, l'invraisemblable, l'extraordinaire et l'incroyable, tu obtiendras pour un prix modique la plkus dingue des histoires de fiction.
Dès que tu ouvriras ce bouquin, tu découvriras le son Laser, le grand écran numérique ! Dégrafe ton col, vire tes pompes, installe-toi confortablement dans ton fauteuil, ordonne à ta femme de te servir ton alcool préféré, débranche le téléphone et ton pace-maker et découvre cette aventure d'où l'on ne ressort qu'avec des forceps...

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Écrit par Marc de Sinclair
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Ce bouquin là, c'est la suite de "Secrets d'un cas", c'est pour cela qu'il porte le numéro 2... logique non ?? Pour le contexte, c'est une autre paire de manches !!! Si on m'avait dit en rentrant de l'ANPE quelques jours plus tôt, que j'obtiendrais un emploi de Dieu le Father, j'aurai bien ri.... sauf que c'est du sérieux !!!! Salaire correct, charges minimes, nombreux avantages dont un droit de cuissage, bref, une situation dans le vent !!!! Je me demande toutefois s'il y a bien un avenir dans cette branche !!! Surtout que de méchants extra-terrestres ont des vues différentes sur notre pauvre planète !!! Si tu as survécu à la lecture de "Secrets d'un cas", je te conseille vivement celui-ci car tu découvriras ce qu'aucun n'avait imaginé: La naissance ou plutôt la renaissance d'une planète telle qu'elle se produira et pourquoi pas, telle que cela s'est déjà produit, va savoir !!! Par contre et sans supplément de prix, je t'emmènerai aussi sur des mondes habitées par d'autres êtres bien pires que l'Humain, avec la haine chevillée au corps, ou, l'amour selon le sexe... Bref, tu y trouveras à boire et à manger, selon que tu sois blanc, noir, jaune, rouge, vert ou multicolore, y en a pour tous les goûts, toutes les religions, toutes les classes sociales, personne n'est épargné !!! Bonne lecture !!!
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Écrit par Marc de Sinclair
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Recommandations avant la lecture:
Le commandant est heureux de vous accueillir à bord de ce troisième bouquin et vous remercie pour la fidélité que vous lui avez témoigné. Notre vitesse de croisière atteindra les 600 mots minute pour une altitude de 50 cm... Notre arrivée s'effectuera au bord de la crise de nerfs après avoir viré sa femme des parages... En cas d'incident durant le trajet, l'éditeur décline toutes responsabilités si les consignes suivantes ne sont pas respectées: Détachez votre ceinture sous peine d'être exposé à un éclatement de la rate. D'avoir au moins lu les deux précédents ouvrages car le risque d'inintelligence reste élevé. De ne pas tripoter sa femme durant la lecture car vous aurez besoin de vos deux mains pour vous accrocher au book. De ne pas être sous traitement psychiatrique sous peine de rechute immédiate. De ne pas être huissier de justice car le dernier est mort d'apoplexie pour avoir lu le titre. De ne pas se servir de ce livre dans les toilettes car du papier s'y trouve déjà. Et surtout le plus important, de ne pas être totalement sain d'esprit pour acheter de telles conneries à ce prix !!! Bon voyage à bord de la planète Terre !!!
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Écrit par Sonia Esztefan
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Là où meurent les hommes, il y a des vagues blanches, brassant l'air d'écume. Il y a la plage avec un sable si fin qu'on le dirait sucre. Il y a surtout les mouettes et leurs cris semblables à une plainte céleste, une prière de larmes. Tout cela chanterait le calme, le ressac et la marée si le canon ne déchirait pas l'endroit, si les balles traçantes ne flagellaient pas l'air, si le sang ne poissait pas la mer d'abondance. Dans ce paradis, il n'y a fallu qu'un peu de vert de gris pour y créer l'enfer. En fermant les yeux, je revois ces barges vomissant des hommes trop lourdement chargés, cette cohue qui distillait un poison d'effroi. Les uns couraient, d'autres plongeaient et chacun mourait du mieux qu'il pouvait.../...
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